Changer de voie quand on est en CDI : réussir sa reconversion !
Vous êtes en CDI. Sur le papier, c’est le Graal : sécurité de l’emploi, salaire fixe, congés payés. Mais au fond, vous sentez que quelque chose cloche. L’ennui s’installe, le sens vous échappe, ou pire, la boule au ventre du dimanche soir est devenue votre nouvelle norme. Vous pensez « reconversion », mais une petite voix vous freine : « Je ne peux pas lâcher mon CDI, j’ai un crédit, des enfants, des responsabilités ».
Bonne nouvelle : la reconversion professionnelle quand on est en CDI ne signifie pas nécessairement sauter dans le vide sans parachute. Au contraire, le statut de salarié en contrat à durée indéterminée offre certains filets de sécurité pour un changement de carrière.
Comprendre la reconversion professionnelle en CDI
La reconversion n’est pas une fuite, c’est une évolution. Pour un salarié en poste, elle peut prendre plusieurs formes : changer radicalement de métier (passer de comptable à ébéniste), monter en compétences pour changer de secteur, ou même créer son entreprise.
Mais quand on est en CDI, l’argent freine. Beaucoup associent reconversion professionnelle et perte de salaire, à tort. En France, le système a tendance, aujourd’hui, à favoriser et sécuriser les transitions professionnelles… Pas toujours facile, c’est vrai ! Mais vous n’avez pas besoin de claquer votre lettre de démission pour reconversion professionnelle dès le premier jour. Au contraire, la précipitation vous dessert.
Avant de penser « rupture », pensez « projet ». C’est là que le travail d’investigation commence.
Les dispositifs pour se former sans démissionner (ou presque)
Si vous voulez vous former, plusieurs dispositifs existent pour financer votre projet et même maintenir votre rémunération.
1. Le Projet de Transition Professionnelle (PTP) : le Graal du salarié
Anciennement appelé CIF, le PTP est le dispositif roi pour une reconversion professionnelle sans perte de salaire. Il permet de suivre une formation certifiante sur votre temps de travail… Tout en continuant à être rémunéré par Transitions Pro (et non plus directement par votre employeur, bien que ce soit lui qui verse le salaire et se fasse rembourser).
- Conditions : Avoir une certaine ancienneté (généralement 24 mois, dont 12
dans l’entreprise actuelle). - Avantage : Vous conservez votre CDI pendant la formation. Si la reconversion ne vous plaît pas, vous retrouvez votre poste.
- Le dossier : Il doit être béton. Vous devez prouver la cohérence de votre projet et les perspectives d’emploi.
2. Le Compte Personnel de Formation (CPF)
Le CPF est votre cagnotte formation. Vous pouvez l’utiliser pour financer des formations plus courtes ou un accompagnement comme le bilan de compétences. Si la formation se déroule hors temps de travail, vous n’avez pas besoin de l’accord de votre employeur.
3. La démission pour reconversion (Dispositif démissionnaire)
Vous voulez quitter votre entreprise pour vous lancer ? C’est possible d’avoir droit au chômage après une démission, mais attention : c’est très encadré. Il faut avoir travaillé 5 ans en continu et faire valider votre projet par une commission (CPIR) avant de démissionner. C’est le seul moyen de sécuriser le montant chômage reconversion professionnelle et la durée allocation chômage reconversion professionnelle.
4. La rupture conventionnelle
La rupture conventionnelle pour reconversion professionnelle reste une voie royale. C’est un accord amiable avec votre employeur qui vous ouvre droit aux allocations chômage (ARE) de France Travail (ex-Pôle Emploi). C’est idéal pour avoir du temps pour monter une entreprise ou se former sereinement.
Pour aller plus loin : Vous hésitez encore à sauter le pas ? Lisez notre article : Comment savoir si c’est le moment de changer de travail ?
Les étapes clés pour réussir sa transition
Ne partez pas bille en tête. Une reconversion réussie se construit brique par brique.
Étape 1 : Le bilan et la validation du projet
Avant de choisir une formation, il faut savoir où vous allez. C’est le moment de faire un point sur vos compétences, vos envies et vos contraintes. Le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) peut vous aider gratuitement, mais pour aller en profondeur, un bilan de compétences est souvent nécessaire. Il permet de valider la faisabilité du projet et d’éviter les erreurs de casting.
Nouveau Cap propose des bilans de compétences pour vous aider à mieux appréhender votre futur choix de carrière. Pensez-y !
Étape 2 : L’enquête métier
Ne vous fiez pas qu’aux fiches métiers sur internet. Allez rencontrer des professionnels, demandez des immersions. Vérifiez la réalité du salaire, des horaires et des débouchés. C’est peut-être un peu long, mais essentiel pour votre dossier PTP ou démissionnaire !
Étape 3 : La formation ou la VAE
Souvent, changer de métier implique de retourner sur les bancs de l’école (ou de la formation à distance). Identifiez les formations éligibles au CPF ou au RNCP. Si vous avez déjà de l’expérience dans le domaine visé, pensez à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) pour obtenir un diplôme sans passer par la case formation longue.
Étape 4 : Le financement
Comment financer tout ça ? Région, OPCO, France Travail, CPF, Transition Pro… Les guichets sont nombreux. Un bon dossier de financement est souvent la clé de voûte de votre plan d’action.
À lire aussi : Le financement est un casse-tête ? Consultez notre guide : Comment financer un bilan de compétences sans CPF ?
La question de l’argent : Salaire et niveau de vie
Soyons honnêtes : la reconversion professionnelle quand on est en CDI salaire à l’appui, c’est le scénario idéal. Le PTP peut permettre de maintenir 100 % du salaire si celui-ci ne dépasse pas 2 SMIC. Au-delà, c’est 90 %. En revanche, si vous passez par la case chômage (rupture ou démission reconversion), attendez-vous à une baisse de revenus. L’allocation chômage représente environ 57 % de votre salaire brut moyen. Il faut donc anticiper cette baisse dans votre budget familial.
Attention si vous voulez faire une reconversion professionnelle en tant que fonctionnaire. Les dispositifs diffèrent (congé de formation professionnelle, indemnité de départ volontaire), mais la logique reste la même : anticipation et construction de projet.
Bilan de compétences : se faire accompagner par Nouveau Cap
Se reconvertir seul, c’est possible, mais c’est risqué. Entre la jungle des dispositifs, la peur de l’échec et la complexité des dossiers de financement (notamment le fameux dossier PTP qui demande un argumentaire béton sur votre parcours et vos motivations), on peut vite se décourager. Nouveau Cap accompagne quotidiennement des salariés en CDI qui veulent changer de voie sans tout perdre.
Notre bilan de compétences n’est pas une simple discussion : c’est une méthode structurée (test neurosciences, investigation métier, plan d’action) pour sécuriser votre départ.
Nous vous aidons à :
- Identifier les compétences transférables de votre CDI actuel.
- Construire un projet réaliste qui tient compte du marché de l’emploi.
- Monter vos dossiers de financement (PTP, CPF) pour maximiser vos chances
d’acceptation. - Préparer votre sortie (négociation de rupture, lettre de démission, transition
douce).
Ne restez pas seul face à vos doutes. Prenez le contrôle de votre avenir
professionnel.